Notre monde fait face à une situation sanitaire sans précédent pour les générations actuelles. Nos sociétés semblent se désagréger sous nos yeux face à la nécessité de confiner des milliards d’êtres humains, de maintenir fermés des établissements considérés comme « non essentiels » pour permettre d’endiguer la propagation du coronavirus.

Photo by Martin Sanchez on Unsplash

Une récession économique post Covid-19 qui s’annonce

La crise sanitaire conduit la France dans la pire récession économique de son histoire depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Nombreux acteurs économiques vont en subir violemment les conséquences. On entend la situation catastrophique du monde de la nuit (bars, clubs, …) où on annonce déjà que 30 à 40% des établissements indépendants pourraient disparaître définitivement (source : Covid-19 : “30 à 40% des bars et clubs indépendants pourraient disparaître définitivement”), d’un secteur horticole au bord du gouffre (source : Coronavirus: le secteur de l’horticulture au bord du gouffre), ou encore de l’hôtellerie qui enregistre 1300 fermetures d’unités à travers la France (source : Coronavirus : au moins 100.000 chambres d’hôtels désormais fermées en France). Mais aussi des secteurs bien plus en amont, c’est-à-dire les plus éloignés de la demande finale, mais qui viennent en support de la production économique telles que les activités de spécialité comme la publicité (− 7,6 % de valeur ajoutée).

Réduction des dépenses publicitaires pendant et après la pandémie du Covid-19

On sait tous qu’en période de vaches maigres, les entreprises taillent dans leur budget com’. Les annonceurs des secteurs du tourisme et du luxe ont été les premiers à « couper les vannes » (source : Coronavirus : le marché pub français retient son souffle). Aujourd’hui, tous les acteurs économiques, sans exception, ont commencés à réduire leurs dépenses publicitaires pour atténuer les pertes. A quoi bon faire de l’affichage publicitaire quand les rues sont désertes, pourquoi communiquer en presse, radio ou télévision si le message devient caduc (source : Sous l’effet de la pandémie due au coronavirus, le marché publicitaire fléchit sévèrement). Même pas l’ombre des Jeux Olympiques de Tokyo pour faire rebondir tout un pan de l’économie.

L’après Covid-19 : entre espoir et inquiétudes

La priorité est à la gestion de la crise sanitaire ! Mais après ? On navigue vers un futur inévitablement difficile… Il est légitime de vouloir se donner la chance de redessiner la société de demain pour qu’elle soit plus juste, plus propre, et plus solidaire mais on s’attend à ce que ces intentions divisent et à des débats houleux entre ceux qui voudront protéger leurs acquis et ceux qui voudront espérer un autre avenir. Mais quel avenir pour les métiers de la com’, de la publicité si décriée dans le monde que veulent revisiter les « bien-pensants » ?

J’ai perdu mon emploi en plein cœur de la tempête. Alors, en tant que jeune professionnel de la communication, c’est avec beaucoup d’inquiétudes que je me questionne, que j’envisage mon futur. Mais augurons cela comme l’opportunité de redessiner ma vie professionnelle. Elle peut être passionnante, à condition de se retrousser les manches.

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